Après Hans Bellmer, voici une autre adepte, mais côté théâtre :
Gisèle Vienne
(site web : www.g-v.fr) (la dame est modeste...)
?Cette jeune metteuse en scène (30 ans) est en résidence aux Subsistances à Lyon et présente en ce moment au théâtre de la Bastille à Paris sa dernière création : "Une belle enfant blonde", créée pour le festival d'Avignon, qui met (notamment) en scène des poupées.

Pas de poupées vieilles ou de poupées de vieux, les photos sur le site montrent des répliques grandeur nature de filles adolescentes.

Gisèle Vienne a une formation de marionnettiste à l'?cole supérieure nationale des arts de la marionnette. Elle utilise presque toujours dans ses spectacles marionnettes, poupées, mannequins, masques, pour explorer "un univers trouble dont l'érotisme est la problématique centrale" ("l'érotisme comme expérience de l'indistinction du corps au monde"...).
"Interroger la notion de représentation entre réalité et fantasme, questionner le rapport des corps, du vivant à l'artificiel, sont au c?ur de sa démarche." (citations du dossier de presse)

(J'en profite pour ajouter, notamment à l'adresse de Pierrot, que Gisèle Vienne a dirigé en collaboration avec Etienne Bideau-Rey deux revues : "Corps/Objet" et "Sur le rapport du corps au corps artificiel", éditées par le Centre chorégraphique national de Grenoble.)

Le créateur (confectionneur) des poupées s'appelle Raphaël Rubbens, il est scénographe. Il vit à Bruxelles, et travaille régulièrement à la construction "d'objets scéniques". Il crée à l'occasion des mannequins et des marionnettes.