Créé en mars 1985 par des retraités espagnols installés à Murat (Centre de la France), le ciné-club complétait le travail de La Grève, revue de cinéphilie politique. A l'automne 1999, un groupe de jeunes ardéchois renverse la direction et prend en main la destinée du collectif. Héritant du fond ancien d'images, ils accueillent les nouvelles technologies et installent L'oBservatoire à Paris pour en radicaliser les pratiques. D'organe spécialisé à finalité révolutionnaire, L'oBservatoire devient le siège d'une parfaite anti-cinéphilie.

Méprisant la fétichisation des films et l'accumulation des projections, L'oBservatoire prétend instituer un rapport nouveau aux oeuvres, en ne proposant que les rares films capables de bouleverser l'existence de leurs spectateurs. En retour, le ciné-club attend de ses participants qu'ils s'approprient les œuvres sous toutes les formes imaginantes, afin que la vie des films s'échappe des pellicules mortes : textes critiques, ou de toutes autres natures, films, musiques, débats, etc.

L'oBservatoire refuse tout rapport mercantile aux films et à ce titre refuse de régler les droits légaux. L'oBservatoire est donc une expérience interdite et poursuivie.